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Le fil d'actualités

Dernière réunion mensuelle

 La réunion du samedi 23 juin est annulée et reportée au samedi 30 juin à 15h Résidence Grégoire Bordillon

Hommage à Michel BAILLET

Michel baillet

Il nous a quitté le 1er Janvier, jetant un voile de tristesse sur la nouvelle année.

Ceux qui l’ont connu ne pourront oublier sa grande silhouette et son sourire chaleureux de bienveillance qui attirait les cœurs avec confiance.

Son regard limpide pailleté de clairvoyance devinait, il était toujours présent pour aider avec l’élégance de la discrétion.  

Homme courageux et d’une très grande culture, il avait été Secrétaire Général et responsable des Sociétés Savantes de Maine et Loire, organisant chaque année avec les Associations d’importants colloques dans des lieux parfois prestigieux comme Les Greniers Saint-Jean ou le château du Plessis-Macé.

Il organisait La Biennale des Ecrivains de l’Anjou dans les salons du Conseil Général, rencontres enrichissantes des auteurs et lecteurs avec souvent aussi la présence d’Hervé Bazin.  

Membre  des Lyriades, il assistait très régulièrement aux réunions et conférences pour la défense de la Langue Française. 

Il était mélomane, il aimait les opéras et les concerts.

Au décès de Jean Jullion, Président de La Plume Angevine, il était là, près de Jean- Jacques Jullion , son fils, pour le soutenir, le conseiller ,l’aider à reprendre le flambeau de La Plume Angevine et succéder à son père dans un rôle de Président.

Michel Baillet apportait une aide précieuse , volontaire avec discernement, et conseils avisés, un certain charisme , il restait   secret et efficace  avec générosité, une très grande bonté  et aussi une très grande modestie.

 IL a sculpté dans nos cœurs des souvenirs précieux que nous ne pourrons oublier, des souvenirs d’un homme remarquable.

  Luciole BOUCHE

La Mer

THÈME « LA MER »
Présenté par Jeannette TANGUY à LA PLUME ANGEVINE 23 septembre 2017
Mer et poésie se sont intimement mêlées au fil  des siècles : parce que toutes deux
accessibles à chaque personne en particulier, savent lui apporter mille visions différentes ; parce que
toutes deux recréent pour nous à chaque instant l’horizon, le ciel, l’amour, l’offrande, la mort ; parce
que toutes deux, simultanément source et miroir, nous envoient le reflet de notre propre image.
La Mer du Nord des poètes flamands, la Manche des normands, la Mer bretonne, le Golfe de
Gascogne, les eaux méditerranéennes, les immensités tropicales, déterminent déjà les clivages qui se
reconnaissent à la lecture des auteurs.
N’oublions jamais que « L’Odyssée » traversant les siècles et les continents, demeure le phare
inégalé de toute littérature océane.

Poèmes 2017

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"JE VEUX LA VIE"
Poème de Jacqueline GAGNERIE
 
 
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Je veux la vie
Celle qui pétille dans l'écume du champagne
Qui brille et bouge dans les robes des femmes
Qui se devine dans les yeux d'un amant.
 
 
 
Je veux la vie
La force du bouillonnement des vagues
L'idéal et le rêve des âmes
La rosée douce sur la joue d'un enfant.
 
 
 
Je veux la vie
Qui est en moi, multipliée cent fois
La plus pure, l'essence de mes joies
Pour aimer toujours mieux mes amis.
 
 
 
Je veux la vie
Sagesse et folie mêlées
Vers un futur éblouissant
Une histoire d'étoiles et de fées
De chevaliers, de conquérants.
 
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Un  AUTRE  poème de Jacqueline Gagnerie
 
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"JE ME FERAI LA BELLE"

 

 

Je me ferai la belle

Un jour de rêve trop grand

Un jour de fuite ou d'appel

Je prendrai la grande route d'argent.

Je suivrai sa lumière

Ses envies d'océan

D'algues échouées, monceaux luisants,

De dunes blondes écrêtées par les vents.

Avec ma dame Loire, je rejoindrai la mer.

Saoulées d'odeurs salines,

Riant comme  des gamines,

Nous chercherons dans l'énorme mémoire

Les îles englouties de la lointaine histoire.

Nous les devinerons

Dans le murmure des algues,

Les soupirs multiples des vagues

Qui déferlent en fuyant  l'horizon.

Nous les écouterons

Dans l'impossible oubli de l'océan,

Au coeur de ses fracassements,

De ses éparpillements mouillés

Quand il  bouillonne, s'étale et mousse.

Elles nous reviendront

Les îles du passé

Et l'Atlantide douce.

Surgissant des abysses, elles viendront combler

Nos vieux brouillards d'incertitude et nos regrets.


******************

Jacqueline Gagnerie


En savoir plus sur http://plumeangevine-poesie.e-monsite.com/blog/poeme-de-jacqueline-gagnerie.html#Ud8JYlKrjHghZB2c.99
 
 

La Plume Angevine innove !

A l'initiative de Maurice Faes, et en amont de la réunion mensuelle du mois de mai, les adhérents ont eu à réaliser quelques recherches sur les poètes Alfred de Vigny et Alfred de Musset.
Lors de la réunion, les membres présents ont chacun lu un extrait de poésies qui ont ensuite fait l'objet d'une discussion ; cette formule innovante a séduit l'ensemble des participants !
Une biographie sur ces deux poètes a été faite par Maurice ; elle sera publiée sur le site web ainsi que dans notre prochaine revue à paraitre fin juin.
 
Le prochain thème proposé par Jeannette TANGUY sera : "La Mer"
 

Poèmes d'OLIVIA

AU BOUT DU CHEMIN CREUX

 

Au bout du chemin creux qui roule ses cailloux

Entre ronces, fougères et racines à nu,

L’enfant vit un espace

Avec un ciel

Et de grands arbres,

Un monticule ras et une haute pierre

Flanquée d’un houx bien vert, agressif et luisant.

Lui revinrent les mots de la vieille Mandine :

Guerre, bataille, canons et baïonnette,

Soldats bleu horizon

Et valeureux clairon.

Un rapace là-haut tournoyait lentement

L’enfant cueillit trois fleurs,

Pissenlits et violettes,

Et les mit en bouquet

Sur l’anonyme tombe

Rapidement.

Un souffle murmurait dans les grands châtaigniers.

Lui revenaient les mots de la vieille Mandine…

Sur le talus rampait l’étrange crapaudine

 

OLIVIA


Dans l'eau paisible de l'étang

voyagent des nuages,

troupeaux légers

 venus d'ailleurs.

 

Ils glissent lentement,

flânent le long des rives,
puis s'éparpillent

parmi les nénuphars ...

 

Chuchotements dans les roseaux.

Dialogues enchantés

de l'azur et de l'eau.

 

OLIVIA

 

Poèmes de LUCIOLE

Au creux du silence…

 

Au creux du silence

J’ai bu la solitude

Comme une eau de fontaine

J’ai bu le silence

En galets d’eau vive

 Dans le feuillage des désirs

Et j’ai entendu le vent

 Le vent qui parle au vent

Pour ne pas être seul

Qui hurle comme un fou

En cherchant l’absolu.

Au creux du silence

J’ai vu les grands arbres

Qui lancent dans le ciel

Des pelotes d’espoir

Pour que tu reviennes

Au creux du silence,

J’ai senti le vent

Qui froissait la soie

Sur mes épaules nues

Des cailloux qui roulent

Des fleurs qui éclatent

Sous les nuages qui passent

Au creux du silence

Le rire des étoiles 

Tu es revenu       

 


Je voudrais danser comme hier …

 

Je voudrais danser comme hier

Dans des vagues de lumière

Dans les frissons des aubes premières

Danser comme un printemps

Lumineux d’impatience,

Un peu, beaucoup, passionnément

 

Quand les couleurs du temps

Sont mélange de gris ,

De gris jusqu’à l’infini,

Quand le vent sanglote

Entre  les feuilles mortes

Sur larmes de pluie,

Je tisonne en rayons de feu

Des souvenirs heureux .

 

Dans les eaux mêlées

Du songe et du réel

Mes rêves dansent encore

Comme hier,

En robe claire ,

Dansent les cigales folles

En robe claire

Sur la folie de la terre

 

Luciole

Fables de Maurice FAES

Poèmes bestiaires de Maurice Faes

 

La Vache (Hathor) Tu as tort, Hathor!

Je t'en prie, ne continue pas !

Tu nourrissais les hommes à ton pis

et voilà que tu les empoisonnes à ton pet !

Remplis de lait mon pot

mais fais que ton pet ne pue

autant que faire se peut

et que le bonheur soit encore

dans le pré...


La Girafe

Elle s'écarte en tréteau

au trou d'eau des caravanes,

ondule comme un bateau

aux vagues de la savane.

En haut du mat de misaine,

sa tête satellisée

tâte l'air de ses antennes,

de ses cils électrisés.

Intrépide ou incertain,

nul homme jamais ne tint

sur son dos de papier peint. .. M.F.

 


La Cétoine

Comme un sac de billes,

son estomac complaisant

tout rempli de pacotille

tinte au moindre mouvement.

Le croupion levé, mais

elle met la tête sous terre

pour contempler le métro,

rêvant d'être plumassière

aux Folies Bergère...

Au rouge creuset de la rose,

 dans les flammes des étamines,

la cétoine-émeraude dort ...

Et s'opère, pendant la pause,

 une transmutation divine:

les élytres, porte au trésor,

par une mystérieuse osmose,

s'étoilent d'or et l'on devine

qu'un bijou se forge et se dore

au rouge creuset de l'aurore ...

Poèmes de l'écrivain JEAN RABILLON

                                     

VOICI QUELQUES POEMES DE

JEAN RABILLON 

Ecrivain et poète adhérent à LA PLUME ANGEVINE

 

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LA FINE ARDOISE

 

Au beau temps où belle et noble terre d’Anjou

 

Régnait en son sous-sol cette pierre d'ardoise ,

Déjà  en orgueil d’antique époque gauloise ,

Trônant sur la   cité ainsi qu'un fier bijou

 

 

Hélas presque tous les puits ont clos leurs paupières ,

La mine aux longs couloirs connu grande prestance   

Tardant dans son état, depuis profond silence  

Humbles mineurs de fond, durent quitter carrières.

 

 

Salut maisons portant jolies coiffes bleutées  

Lorsque dessus, soleil , de son bel or ruisselle,

Simple muret formant clôture ou la margelle  

Gommant dans le matin, ses perles de rosée .

 

Dimanche 22 Mars 2009  JEAN RABILLON

 

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BEAUTE DE L'AUTOMNE

 

Que la campagne est belle à la saison d’automne,

Où se répand noble camaïeu  de couleur

Feuilles mortes jonchant le sol dans leur splendeur,

Phébus perdant de sa vigueur, rayon atone.

 

 

Image18

 

Les vieux géants geignent sous le souffle léger,

Impie Sire Eole secoue folle ramure,

Brise branches, laissant au tronc une blessure,

Oyant au pieux silence, un pas feutré, craquer !

 

 

Dans les ouatés matins, s’étend voile de brume,

Drapant l’humble cours d’eau tout au long du rivage,

Clapote une barque, dansante, liée au cordage,

Un beau feu de bois, dans la chemine au loin, fume.

 

Jean RABILLON

 

Jean Rabillon est un poète de l'Anjou, qui a longtemps habité à Auxerre, ville sur laquelle il a écrit des centaines de poèmes différents et tous aussi intéressants les uns que les autres, qui lui ont valu les félicitations de Mr Soissons, Maire et ancien ministre. Il fut dabord boulanger, puis libraire à Angers, avant de devenir aveugle à cause d'une opération difficile. Poète non -voyant, il est adhérent à la Plume Angevine et crée chaque jour des nouveaux textes et poésies qui touchent tous les sujets. C'est un être attachant, un écrivain sensible qui produit beaucoup en tapant sur sa machine à écrire après avoir enregistré ses créations sur un magnétophone. Il possède aussi une très belle mémoire qui le conduit à dire souvent par coeur les textes qu'il présente lors du tour de table de notre Association. (texte de G.L.)

 

Poèmes de Jeannette TANGUY

                 REFLETS DE LOIRE

 

 

 

 

                    Elle avait des reflets d’azur

                    Sous la caresse du soleil.

                    Ecoutez ce qu’elle murmure :

                    Ce clapotis des eaux vermeilles.

 

 

                    Entre les rives verdoyantes

                    Se prélassant avec bonheur,

                    Les vaguelettes chatoyantes

                    Glissent et s’étalent tout en douceur.

 

                   

                    Belle promenade d’été

                    De la Loire si souveraine,

                    Longue étole aux plis argentés,

                    Un clair de lune en diadème.

 

 

                  Jeannette TANGUY (2002)

 

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Poème de Gabriel GALLARD

 

QUAND LE SOLEIL LAISSERA PLACE A LA LUNE

 

Poésie de Gabriel GALLARD

 

 

Quand le soleil laissera place à la lune,

Seuls, nous partirons tels de jeunes adolescents,

Main dans la main, errant sur des quais de fortune,

Cacher notre grand amour comme de jeunes amants.

 

 

Quand le soleil laissera place à la lune,

Tous les deux nous partirons devisant gaiement,

Par les petits sentiers enfantés par la dune,

Pour nous enivrer d'amour inlassablement.

 

 

Quand le soleil laissera place à la lune,

A la nuit nous partirons seuls, nous éloignant,

Le long de la rivière traversant la lagune,

Ciel, fais qu'il nous reste encore un peu de temps!

 

Gabriel GALLARD

 

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