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Poèmes de Yves ROUSSEAU

Voici un poème de Yves ROUSSEAU

Adhérent de la Plume Angevine

 

 

Hommage à l’Artiste Peintre

 

 

Quand à travers ta toile, Hopper se découvre,

Armé de ses pinceaux, devant le chevalet,

Gorgeant le fond de blanc, avant qu’il ne recouvre,

De ce brun du tabac, le dessus d’un valet,

 

Il mêle avec grand soin, ses pigments, ses teintures,

Sa palette est couverte de ses nombreux apprêts,

Qui restent les témoins d’anciennes moutures,

Espoirs de ses débuts, panel de ses regrets,

 

Le modèle attentif, lorgne sa perspective,

Il y veut ajouter, comme pierre au bijou,

La touche qui manquait, qu’il voulait sélective...

… Du vert de sa blouse, Véronèse est jaloux,

 

Les couleurs du tableau, ne seront pas les siennes,

Si le rouge orangé tu le tiens de Vaslin,*

Les teintes du tapis, resteront bien les tiennes,

Un seul clin d’œil au Maître, et il se fait malin...

 

Preuves de ton talent, les ombres du visage,

Les verres sans reflets, n’altèrent son regard,

La joue un peu tombante indique aussi son âge,

Les plis de ses habits, témoignent de ton art

 

Lorsqu’au matin mes yeux, rencontrent ces obliques,

Ton tableau sur mon mur, jamais ne me déçoit,

A chaque quémandeur, je résiste aux suppliques,

J’ajoute et j’en suis fier... C’est l’ œuvre de François....

 

Yves ROUSSEAU 

 

* Peintre Ligérien du XXème siècle

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FLAMME VALSE MA BELLE

 

Flamme valse ma Belle

La regardant danser, légère sur la braise,

Dans les bras d'un chenet où rougeoient des rubis,

J'imagine une femme, élancée, à son aise,

 

Tout au milieu de l'âtre arrachant ses habits,

Et le bal est ouvert écoutez la musique,

De cet orchestre fou qui joue en crépitant,

La danse aux feux follets estivale et lyrique,

 

D'un tango langoureux sur un rythme envoûtant,

Alors je me souviens, que sa robe était beige,

Sur le bord de la piste elle rongeait son frein,

Espérait-elle alors qu'un cavalier abrège,

 

Son attente obstinée en lui tendant la main,

J'étais piètre danseur mais la mèche rebelle,

Qui swingue sur son front calme mes embarras,

M'accordez vous ce slow, venez Mademoiselle!

 

Sans ajouter un mot, je la pris dans mes bras,

Je la fis trébucher, elle accrochait ma manche,

Cet élan chaloupé nous entraîna si bien,

Je posais doucement une main sur sa hanche,

 

Timidement son corps se rapprochait du mien...

Nous n'osions pas parler, nous étions dans l'osmose,

Danse d'éternité pour un instant si court,

Nos yeux se sont croisés, se sont dit quelque chose,

Flamme, valse ma belle, ils se parlaient d'amour

 

                  YVES ROUSSEAU

    

 

 

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