googleff67d47ac9ca539a.html

POEMES DES LAUREATS

POEMES DU GRAND PRIX - Alice Deverre -

                                      Alice DEVERRE          +          Poitiers   (Vienne)

 

                                  Je n’ai point oublié             

                                  

Je me souviens encor : le vent d'hiver dansait
Dans un vif tourbillon de confetti de neige
Et sur le sapin blanc, le corbeau croassait,
Les plumes en bataille, ému par ce manège.

 

La cascade sautait de galets en galets

Comme un jeune chamois au flanc de la montagne.
Les rayons du soleil tels de gais feux follets,
Ivres de liberté, sillonnaient la campagne.

 

Sous le vieux pont de bois, la rivière priait
A l’ abri des regards dans son palais d'albâtre
Alors que le printemps fébrile souriait,
Pensant à son retour parmi l'herbe folâtre.

 

Je n'ai point oublié ni ce cadre enchanteur,
Ni les Noëls heureux de ma petite enfance
Lorsque je découvrais le cadeau prometteur
Dont je rêvais déjà bien des jours à l'avance.

 

 

                           Un paisible village  

 

J'aime depuis l'enfance un paisible village,
Niché dans la verdure où crissent les grillons
Quand brille le printemps, ami des papillons
Qui donnent libre cours à leur batifolage.

 

Des lauzes sur ses toits évoquant un dallage,
Il ne reste aujourd'hui que les échantillons
D'un passé révolu, mais plumes et crayons
Eternisent leur charme en un léger voilage.

 

Un vent de liberté taquine sa forêt,

Caresse l'églantier, puis Phébus apparaît
Couronnant d'or le chêne, orgueil de cette terre.

 

Ce petit coin champêtre attend le promeneur.
Emu par son moulin habillé de mystère,

Il voit alors s'ouvrir les portes du bonheur.

 

 

 

                   Valse de neige…    

 

Valse la neige en robe blanche
Dans la lumière au teint laiteux
Où des confettis duveteux

Tombent du ciel en avalanche.

 

Le corbeau perché sur la branche
Nargue l'hiver blême et venteux;
Valse la neige en robe blanche
Dans la lumière au teint laiteux.

 

Ne pleure pas, douce pervenche,
Rien sur terre n'est hasardeux.
Ivre de parfums capiteux,

Le printemps prendra sa revanche …
Valse la neige en robe blanche.

Ajouter un commentaire